Avant la saillie : les prérequis
Une saillie ne s'improvise pas. Elle suppose une décision responsable, préparée avec un vétérinaire et centrée sur le bien-être des deux chiens. Avant tout projet, il est prudent de vérifier :
- la maturité et l'état clinique des deux chiens, appréciés avec le vétérinaire ;
- l'identification, les documents généalogiques et les règles applicables au projet ;
- les résultats de santé pertinents pour la race, avec leurs limites d'interprétation ;
- la capacité à assurer le suivi de la chienne et des chiots, y compris en cas d'urgence.

Le bon moment
La chronologie du cycle varie d'une chienne à l'autre. Le vétérinaire détermine, selon la situation, les observations et examens utiles ainsi que leur calendrier ; aucun intervalle ni nombre de saillies ne convient universellement.
Le déroulement de l'accouplement
La rencontre se fait dans le calme, souvent chez le propriétaire de l'étalon. Après l'accouplement survient le « nouage », un verrouillage naturel qui peut durer plusieurs minutes : il ne faut jamais chercher à séparer les chiens, au risque de les blesser. La sérénité des maîtres facilite grandement le bon déroulement.
Saillie naturelle ou insémination
Lorsque la distance géographique ou l'intérêt génétique le justifie, l'insémination artificielle — avec semence fraîche, réfrigérée ou congelée — constitue une alternative à la saillie naturelle. Elle se pratique avec l'accompagnement d'un vétérinaire.
Après la saillie
Le vétérinaire choisit le moment et la méthode adaptés pour confirmer ou suivre une éventuelle gestation. Un changement d'état général, une douleur, des pertes anormales ou tout signe inquiétant justifie de le contacter sans attendre.
Ces repères sont généraux. Ils ne remplacent ni un examen vétérinaire, ni les textes et procédures officiels en vigueur, ni une décision individualisée.